Les capacités de production de la Senelec sont passées de 833 à 994 mégawatts entre 2014 et 2016

Le volume d’énergie non fourni par la Senelec, en raison d’un déficit de production, est projeté à « une valeur nulle » en 2016, suite à une tendance baissière constatée à partir de 2015, a soutenu, mercredi, à Dakar, Mor Mbaye Ndiaye, le directeur de cabinet du ministre de l’Energie et du Développement des énergies renouvelables.

Les capacités de production de la Société nationale d’électricité sont passées, dans le même temps, de 833 à 994 mégawatts entre 2014 et 2016, a-t-il précisé lors de la première consultation publique de la Commission de régulation du secteur de l’électricité (CRSE) sur la révision des conditions tarifaires de la SENELEC pour la période 2017-2019.

Mor Mbaye Ndiaye a fait état d’une « nette amélioration de la qualité de service sur la période 2014-2016, avec une baisse des interruptions de service en 2015 autant en nombre qu’en quantité d’énergie ».

Il a dit que la compensation de revenus de plus de 86 milliards de francs CFA, versée par l’Etat à la SENELEC entre 2014 et 2015, au profit des consommateurs, devrait par conséquent être nulle en 2016.

La production minimale a enregistré, dans le même temps, une évolution de 19%, pendant que la production privée indépendante contribuait « sensiblement à la croissance notée de la puissance totale ».

Cependant, « force est de constater que la part des énergies renouvelables reste encore fiable » dans la production énergétique nationale, d’où les dispositions prises par le gouvernement pour l’accroissement de la part du renouvelable dans la balance énergétique, a-t-il indiqué.

Il s’y ajoute que ces mesures tiennent compte des préoccupations environnementales et de développement durable, a fait valoir le directeur de cabinet du ministre de l’Energie et du Développement des énergies renouvelables.

Mor Mbaye Ndiaye a annoncé, dans cette perspective, l’arrivée d’une centrale solaire d’une capacité de 200 mégawatts, précisant que l’appel d’offres portant sur cette acquisition sera bientôt lancé par la CRSE.

Dans ce domaine, les retombées des projets hydroélectriques ainsi que celles de l’exploitation de la centrale éolienne de Taïba Ndiaye devraient porter la part d’énergie renouvelable à « un niveau plus conséquent pour rendre le mix énergétique plus vert », a-t-il souligné.

« Ces projets doivent concourir à la baisse des coûts de production de la SENELEC. Ce qui a été le cas avec la baisse du prix du baril du pétrole », a-t-il dit.

Le président de la CRSE, Mamadou Ndoye Diagne, a pour sa part annoncé que la révision des conditions tarifaires initiée par la CRSE depuis 2005, devrait concilier les objectifs de préservation de la viabilité financière de l’entreprise et de garantie des droits des consommateurs.

Il a rappelé que la CRSE avait lancé, en octobre 2015, un processus de révision de ces conditions tarifaires, dans le but de définir de nouvelles grilles pour la période 2017-2019.

Cette journée d’échanges, qui a réuni différentes parties prenantes, devrait permettre aux acteurs concernés de formuler avis, observations et suggestions avant le 21 avril 2016, date de clôture de cette consultation publique.

ADL/BK/PON / APS

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