La compagnie Cairn Energy au Sénégal envisage la production de 75.000 à 125.000 barils/jour de pétrole pour 2021-2023

La compagnie Cairn Energy au Sénégal
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Le rapport semi-annuel 2017 de la compagnie exploitant le pétrole aux larges de Dakar esquisse des perspectives optimistes

sur les quantités de pétrole que devrait produire son champ SNE. 75 000 à 125 000 barils par jour, dans la phase initiale de production de pétrole, pour 2021-2023. Le bilan à mi-parcours de la compagnie Cairn Energy pour 2017, dévoilé le 22 août, fait état de cette projection plutôt optimiste et d’une phase de développement de son champ SNE, la plus grande découverte mondiale de pétrole en 2014. ‘‘Au Sénégal, nous avons déjà commencé le travail de planification sur la phase de développement de ce bassin de classe mondiale’’, s’est d’ailleurs félicité le directeur exécutif de Cairn Energy PLC, Simon Thomson, sur le site internet de la compagnie où le bilan est disponible.

La junior britannique ne s’arrête pas là puisqu’il est aussi question de l’actualisation d’ensemble d’un autre bassin, SNE 2C, dont le teneur est estimée à environ 563 millions de barils, ainsi que des ressources additionnelles de gaz naturel de plus d’un trillion de pied cube (Tcf) qui équivaut à 28 320 000 000 de m3. La compagnie annonce également que l’exploration en eaux profondes du bloc de Rufisque est en cours. Dans la phase de développement initial, les estimations de Cairn pour le bas-réservoir S500, tablent sur environ 240 millions de barils.

Pour 2018, un rapport d’évaluation et d’exploitation à soumettre au gouvernement sénégalais est en étude, avant la décision d’investissement final. Cairn Energy PLC est une compagnie indépendante du Royaume-Uni d’exploration, de développement, et de production à court-terme, de pétrole et de gaz. Spécialisée dans la recherche sur la marge Atlantique, elle détient également des actifs avec des intérêts au Royaume-Uni, en Afrique de l’Ouest, en Irlande, au Norvège, et au Mexique.

Dynamisme

Cairn est opérateur et possède 40% de participation directe dans les trois blocs situés au large des côtes sénégalaises aux côtés de ses partenaires de joint-venture que sont Woodside (35%), FAR Limited (15%) et la compagnie pétrolière nationale du Sénégal, Petrosen (10%). ‘‘Avec un bilan solide et des rentrées de devises imminentes, Cairn est bien assis financièrement pour créer et capturer de la valeur pour les différents actionnaires’’, a affirmé M. Thomson. Une déclaration qui devrait ravir la partie sénégalaise puisque Petrosen qui détient une participation de 10% a la possibilité d’augmenter à 18% ses parts dans la phase de développement. ‘‘Ce sera une prise de participation payante soumise à des clauses très particulières selon le type de contrat. Pour chaque phase du processus, il faudra, pour tout le monde, avancer avec prudence sur la question’’, souffle un proche du dossier.

Pour les productions en tête de puits, le gouvernement peut également accroître sa part, selon les rendements. Ainsi, de 0 à 50 000 barils produits, le Sénégal pourrait détenir 15%, et aller jusqu’à 40%, si la production dépasse les 200 000 barils par jour, mentionne le rapport. Ceci, sans compter les 30% d’impôts sur la société. Alors qu’en 2014, le secteur des hydrocarbures représentait 11,8% de tout le secteur extractif sénégalais, ces chiffres annoncés par Cairn et le dynamisme de Kosmos dans le nord, pour le gaz, vont certainement remonter le pourcentage dans le prochain rapport de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), attendu pour octobre 2017.

OUSMANE LAYE DIOP / enqueteplus.com

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