Burkina Faso : « Projet d’accord politique de sortie de crise »

Les médiateurs de la Cédéao ont proposé dimanche soir à Ouagadougou un «projet d’accord politique de sortie de crise» au Burkina Faso, prévoyant de restaurer le président Kafando, renversé jeudi par un coup d’Etat militaire, et d’amnistier les putschistes.

Le président Macky Sall est finalement venu dans la soirée présenter non pas un accord formel, mais des « éléments de compromis ». Un projet d’accord qui sera soumis mardi matin lors d’un sommet extraordinaire de la Cédéao.

Que prévoit ce projet d’accord ?

D’abord la restauration des institutions, qui passe par celle du président Kafando. Le projet prévoit notamment la « libération sans condition de toutes les personnes détenues suite aux événements ».

Deuxième grand point : Le maintien du processus électoral, mais pour des élections présidentielle et législative qui auront lieu au plus tard le 22 novembre prochain.

Troisième point : la possibilité, pour les candidats pro-Compaoré de se présenter à ces élections, alors que jusqu’ici ils en avaient été exclus.

Le texte qui sera soumis aux chefs d’Etat de la région évoque également « l’acceptation du pardon et une loi d’amnistie sur les événements consécutifs au coup d’Etat ». Cette loi devra être votée avant le 30 septembre.

Et puis il y a le sort du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), une question qui avait joué un rôle important dans le coup d’Etat de jeudi dernier. Dans le projet présenté ce dimanche, cette question est renvoyée à plus tard. Elle est « laissée à l’appréciation du président issu des prochaines élections ».
rfi.fr

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