Bon comportement des cultures dans le département de Tambacounda

Les cultures se comportent bien dans le département de Tambacounda, du fait de la régularité des pluies, même si sept des neuf postes demeurent déficitaires par rapport à l’année dernière, a indiqué le chef du service départemental du développement rural (SDDR), Aliou Badji.
‘’Sept des neuf postes du département sont déficitaires en hauteur de pluie par rapport à l’année passée’’, a indiqué à l’APS, M. Badji. ‘’Seuls Koussanar et Dialacoto sont excédentaires’’ par rapport à l’année dernière, avec respectivement des surplus de 9,mm et 15,5mm.
Le poste de Dawadi qui, à la date du mardi, avait enregistré le cumul pluviométrique le plus important du département, soit 351 mm, demeure déficitaire de -24mm par rapport à l’année dernière, a noté le responsable départemental de l’agriculture.
Il a enregistré toutefois un surplus de huit jours de pluies par rapport à l’année dernière, où il y avait des pauses pluviométriques allant jusqu’à 15 jours.

Le poste ayant le cumul le plus bas est celui de Météo Tamba, avec 220,2 mm. Il reste déficitaire tout de même, de -173 mm par rapport au dernier hivernage. ’’La moyenne départementale est de 299,22mm’’, a dit Aliou Badji.
Relevant que cette situation de déficit indique une tendance ‘’négative’’, le responsable du SDDR a toutefois signalé que ‘’78% des postes sont excédentaires en jours de pluies par rapport à l’année passée’’.
‘’Ceci, a-t-il commenté, indique qu’il y a plus de fréquence de pluies pour une meilleure répartition. Donc, l’espoir d’un bon développement des cultures est permis, si la fréquence (actuelle) se maintient’’, si la fréquence (actuelle) se maintient’’.

‘’Les cultures se comportent bien ; il y a un maintien de l’humidité, avec la régularité des pluies’’, a-t-il relevé.
Le SDDR a recommandé aux producteurs d’arrêter les semis de céréales et d’arachides, dont les cycles vont jusqu’à 90 jours, pour se concentrer sur le désherbage.
Il a noté qu’il est préférable de ne pas semer les céréales et les arachides au-delà du 20 juillet, et de ne mettre sous terre que le sésame, la pastèque et le ‘’bissap’’, variétés qui peuvent mûrir avec la rosée.

Toujours est-il que l’hivernage étant ‘’aléatoire’’, ceux qui sèment après cette date peuvent s’en sortir si la pluviométrie se prolonge jusqu’au mois d’octobre, a-t-il relativisé.
‘’L’hivernage a tardé à démarrer’’, a fait remarquer le responsable départemental de l’agriculture, non sans ajouter que les mois de juin et juillet ‘’n’ont pas été très pluvieux’’ et juillet a enregistré une pause pluviométrique de cinq jours.
Concernant la situation phytosanitaire, M. Badji a indiqué qu’aucune menace n’a été encore détectée, même s’il juge nécessaire que la Direction de la protection des végétaux (DPV) anticipe, en mettant à disposition du département des produits phytosanitaires, afin de parer à une éventuelle apparition d’insectes qui se manifestent souvent au moment de la floraison du mil.
ADI/AD / APS

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