Baisse du prix du carburant dès samedi

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L’Etat va revoir à la baisse les prix du carburant à partir de ce samedi, lit-on dans le communiqué du Conseil des ministres d’hier. Cette révision des prix intervient dans un contexte de chute libre des cours du baril de pétrole qui étaient, avant-hier, sous les 30 dollars.

Les prix du carburant vont connaître une baisse à partir de samedi prochain, annonce le communiqué du Conseil des ministres d’hier. Le communiqué ne fait cependant pas mention du taux de cette baisse annoncée en Conseil des ministres par le ministre de l’Energie et du Développement des énergies renouvelables lors de sa communication. Cette décision intervient quelques jours seulement après la chute record du baril de pétrole sous la barre de 30 dollars, lors de la séance du mardi dernier à New York. En décembre 2014, le Comité national des hydrocarbures avait procédé à une baisse sensible des prix du gasoil (792 à 690 FCfa), du super carburant (889 à 795), de l’essence de pirogue (687 à 587 FCfa) et de la bouteille de gaz butane de six kg (3700 à 3200 FCfa). Entre temps, les cours du baril de pétrole n’ont pas cessé de plonger, mais les prix à la pompe au Sénégal n’ont pas suivi de façon systématique cette baisse. Ce qui n’est pas du goût du Syndicat des transports routiers affilié à la Cnts/Fc qui est allé même jusqu’à déposer un préavis de grève pour début février prochain, du fait de la non application de la chute des cours du pétrole aux prix à la pompe. En novembre 2015, interpelé par des députés lors de son passage à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, estimait « envisageable » une révision des prix du carburant, ajoutant qu’en fin 2015, une commission définira la nouvelle structure des prix. Cependant, avertissait M. Bâ, « la prudence doit être de mise dans l’appréciation de la baisse envisagée car pendant que le baril de pétrole baisse, le dollar lui, est en hausse, passant de 480 FCfa à 600 FCfa ».

Les cours de l’or noir n’ont pas réussi à rebondir hier, selon l’Agence France presse (Afp), stagnant à New York et baissant à Londres, « plombés par des chiffres hebdomadaires concernant l’offre américaine, sans réussir à revenir sur un début d’année catastrophique ». Le cours du baril de light sweet crude (Wti) pour livraison en février a pris quatre cents à 30,48 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), restant proche de ses plus bas niveaux depuis décembre 2003, indique l’Afp. A Londres, poursuit la dépêche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison à même échéance a, en revanche, reculé de 55 cents à 30,31 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE), soit son plus bas niveau depuis février 2004, et est retombé sous le niveau du pétrole new-yorkais. En baisse de près de 20 % depuis le début de l’année, le marché plombé par une surabondance générale dans le monde, avait ouvert en nette hausse, gagnant environ un dollar le baril lors de la première heure et demi d’échanges new-yorkais, poursuit l’Afp.

Les exportations horticoles atteignent 90.635 tonnes en 2015…
Le Sénégal a exporté 90.635 tonnes de produits horticoles en 2015, indique le communiqué du Conseil des ministres d’hier, qui cite le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural. Ce qui constitue un record qui était jusqu’ici détenu par l’année 2014 au cours de laquelle notre pays avait exporté 85.414,11 tonnes de produits horticoles, selon Youssou Diallo, conseiller technique du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, au cours d’une rencontre tenue à Bambilor. Cependant, la Coopérative fédérative des acteurs de l’horticulture du Sénégal (Cfahs) s’était fixée comme objectif pour 2015 d’atteindre 100.000 tonnes. La production de fruits et légumes du Sénégal suit une courbe ascendante ces dernières années, elle était moins de 10.000 tonnes en 2000.

La hausse des exportations horticoles en 2014 représentait une valeur de plus de 50 milliards de FCfa. Selon Cheikh Ngane qui s’exprimait à la même occasion, les produits sénégalais qui s’exportent le mieux sont la mangue qui arrive en tête avec 15.000 tonnes, le melon, la pastèque, le maïs doux, la tomate cerise, etc. La production horticole nationale est essentiellement concentrée dans la zone des Niayes, qui assurent plus de 60 % des récoltes, et dans la vallée du fleuve Sénégal, mais elle commence à gagner le bassin arachidier, Kolda, etc.

L’Etat accorde une place importante à l’horticulture dans le Plan Sénégal émergent (Pse). Le Programme d’aménagement et de développement économique des Niayes (Paden), financé par le Canada, vise à booster le potentiel de cette zone qui assure 80 % des exportations horticoles de notre pays et à accroître les revenus des producteurs. Le but étant d’atteindre les objectifs du Programme de relance et d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas).

… et l’arachide 190.500 tonnes
Les exportations d’arachide du Sénégal en 2015 ont atteint 190.500 tonnes, à en croire le communiqué du Conseil des ministres. Notre pays fait mieux qu’en 2014, année au cours de laquelle le Sénégal avait exporté 155.000 tonnes d’arachide. Le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural avait l’ambition de porter nos exportations d’arachide à 255.000 tonnes. La Chine est l’un des principaux clients du Sénégal. Notre pays a conquis très rapidement le marché chinois, selon le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural qui s’adressait à la presse en novembre 2015, « le Sénégal est devenu, en un an et demi, après son entrée au marché chinois, le premier pays exportateur d’arachide en Chine. Nous avons battu les sept concurrents acceptés par les Chinois. Nous sommes allés à Beijing, nous avons fourni un dossier dit « solidité intellectuel » et on les a tous battus. Nous avons exporté 155 mille tonnes, l’année dernière, cette année, on veut exporter 255 mille tonnes d’arachides ». La production arachidière de 2015 est estimée à 1,121 million de tonnes.

Malick CISS / lesoleil.sn

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