L’Ascosen plaide pour une baisse des tarifs de l’Autoroute à péage

L'Ascosen veut une baisse des tarifs du péage sur l'Autoroute
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Les prix du péage autoroutier doivent être revus à la baisse. C’est la demande formulée par Momar Ndao de l’Ascosen

qui a avancé des arguments pour appuyer sa requête.

Le président de l’Association des consommateurs du Sénégal (Ascosen), Momar Ndao, milite pour la baisse des prix du péage autoroutier. Pour lui, il y a actuellement de nouveaux facteurs qui peuvent pousser l’État à donner suite à cette réclamation des usagers. Il s’agit de l’Aéroport international Blaise Diagne, de l’ouverture prochaine du tronçon de Ila Touba. «Il y a une chose sur laquelle nous sommes d’accord avec les usagers, c’est le prix du péage. A notre avis, ce prix devrait être revu à la baisse, compte tenu de plusieurs facteurs. Le premier facteur est que quand le modèle économique était fait, il y avait le prolongement sur Aibd, mais nous allons avoir une ouverture sur Ila Touba qui va impacter sur les taux de fréquentation », a expliqué le président de l’Ascosen. Une déclaration faite à la gare de péage de Rufisque où il a visité les installations de la société Senac. SA, qui exploite l’autoroute à péage. Le président de l’Ascosen craint, si les tarifs restent en l’état, que les usagers qui veulent utiliser Ila Touba se retrouvent avec « des montants faramineux » à payer à l’ouverture de ce tronçon.

A cette question de la baisse du prix du péage, Didier Payerne, le directeur opérationnel de Senac SA s’est dit « ouvert », tout comme son directeur Gérard Senac, à la discussion avec les autorités sénégalaises. Il rappelle que ce prix est « un tarif contractuel » qui a été discuté avec l’État. M. Payerne a tenu tout de même à expliquer, dans le détail, l’utilisation de l’argent collecté du péage. « Quand on reçoit 1000 FCfa sur le péage, 400 FCfa sont remboursés en dette pour payer une infrastructure qui reste au Sénégal, 300 FCfa pour l’exploitation (le travail de tous les jours pour l’entretien de l’infrastructure) et 300 FCfa reviennent à l’État, sous forme d’impôt divers », a dit Didier Payerne.

Payer moins cher avec « Rapido »
Il a été beaucoup question des cartes « Rapido », de l’éclairage ainsi que des investissements effectués par la société Senac SA. En ce qui concerne l’utilisation des cartes « Rapido », les responsables de la société ont investi beaucoup d’argent pour défendre son utilité pour les usagers. Il reste, selon Momar Ndao, qu’il y a lieu d’accorder une faveur à ces usagers qui détiennent cette carte. « On devrait avoir une formule qui permettrait des ristournes pour des gens qui ont des « Cartes rapido » et que cet argent peut être utilisé par l’entreprise pour être fructifié. Nous pensons que ceux qui ont des « rapido » doivent payer moins cher », a dit le président de l’Ascosen qui s’est réjoui des travaux d’extension en cours pour plus de portes de péage. « Une voie de péage supplémentaire sera construite par Senac SA pour améliorer la circulation à la sortie de Pikine et aussi agrandir la voie de desserte pour aller à Pikine pour ne plus gêner la voie qui va vers Thiaroye et l’Aibd », a indiqué le directeur opérationnel de Senac SA. Sur la question de l’éclairage, le débat reste entier. Mais pour Momar Ndao, tout comme pour les responsables de Senac SA, c’est surtout un problème de sûreté plutôt qu’une question de sécurité. A la fin de cette visite, Momar Ndao s’est dit «satisfait » des efforts de la société, depuis que des réclamations ont été signalées. « Nous sommes globalement très satisfaits parce que nous avions fait des requêtes et nous avons constaté que celles-ci sont en train d’être mises en place », a dit Momar Ndao.

Maguette NDONG / lesoleil.sn
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