Algérie : « Abdelaziz Bouteflika n’est qu’une figure symbolique du clan au pouvoir » (Vidéo)

Abdelaziz Bouteflika et le clan du pouvoir

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a confirmé, dimanche, sa candidature pour un 5e mandat

qu’il a promis d’écourter. Un scénario qui ne suffit pas à convaincre la rue. Le décryptage de Bruno Daroux, chroniqueur à France 24.

En Algérie, les dirigeants ont souhaité maintenir la candidature d’Abdelaziz Bouteflika, malgré la vague de protestation qui s’est emparée des rues. Ce groupe des « décideurs » – comme les appelle communémement la population – est composé principalement de militaires, dont le chef d’état-major Ahmed Gaïd Salah, de dirigeants des partis de la coalition au pouvoir et des principaux syndicats.

« En 1992, cette structure avait écarté du pouvoir le président Chadii Benjedid, lorsque celui-ci a voulu reconnaître la victoire des islamistes aux élections législatives, rappelle Bruno Daroux, chroniqueur à France 24. Désormais, le vrai pouvoir est aux mains de ce clan, dont le président n’est qu’une figure symbolique, car en 1999 ces ‘décideurs’ font appel à Abdelaziz Bouteflika ».

Un scénario politique qui ne convainc pas

Depuis 2013 et l’accident cardio-vasculaire qui a considérablement affaibli la santé du président algérien, ce groupe de « décideurs » ne parvient pas à se mettre d’accord sur le nom d’un successeur. « C’est pour cette raison qu’ils décident de reconduire Abdelaziz Bouteflika en 2014, malgré son état physique », explique Bruno Daroux. Cependant, en 2019, la société algérienne ne veut pas de ce « président impotent ».

Dans le scénario politique proposé par le candidat à sa réélection dimanche 3 mars, figurent des promesses qui existaient déjà dans le programme de 2014. Cela risque de ne pas calmer les manifestants, alors que les partis d’opposition se maintiennent en marge du mouvement de protestation.

Les deux candidats les plus sérieux face à Abdelaziz Bouteflika, l’ancien Premier ministre Ali Benflis (2000-2003) et le leader du parti islamiste Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abderrazak Makri, ont décidé dimanche de ne pas se présenter.


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