A la Une : une femme noire sur un billet américain

C’est une première. Une Afro-Américaine va bientôt figurer sur le recto du billet de 20 dollars. Il s’agit de l’abolitionniste et ancienne esclave Harriet Tubman. On retrouvera son effigie à partir de 2020. Un très bon choix, se félicité le Washington Post. « Tout au long de sa vie, elle s’est battue pour la liberté de son peuple et en faveur du vote des femmes. Elle a risqué sa vie pour défendre ses idées », écrit le journal.

Mais alors, quel portrait d’elle devrait-on choisir, se demande le Washington Post. « L’image de la jeune combattante de l’armée de l’Union, fusil à la main, le regard dur ? Ou alors la photo la plus connue d’elle, en tenue de grand-mère, le visage adouci, mais aussi marqué par l’âge ». Le quotidien USA Today qualifie cette décision du Trésor américain d’« historique ». Selon le journal, ce n’est que justice qu’une ancienne esclave remplace un ancien président et aussi propriétaire d’esclaves, à savoir Andrew Jackson.

Quel avenir pour Bernie Sanders ?

Largement battu par Hillary Clinton lors des dernières primaires démocrates à New York, le sénateur du Vermont est confronté à un dilemme, selon Politico. Alors qu’il a remporté 16 des 35 primaires jusqu’à présent et récolté plus d’argent que sa rivale, sa révolution annoncée en grande pompe a échoué, constate le site d’information. « Non seulement Sanders n’a pas réussi à mettre en danger Clinton dans les États où elle était la favorite. Mais il n’a pas non plus réussi à transformer le parti démocrate. »

Est-ce donc le moment pour Bernie Sanders de se désister ? Pas du tout, estime Le Devoir. Et le quotidien canadien de poursuivre : « L’establishment du parti démocrate a toujours été rapide à coopter les mouvements de gauche qui l’ont aidé dans les urnes à s’emparer de la présidence. En l’occurrence, la bataille que la gauche américaine, incarnée par monsieur Sanders, oppose à madame Clinton est inédite par son ampleur dans l’histoire contemporaine du pays ».

Selon Le Devoir, il est essentiel que Bernie Sanders « porte son message jusque dans l’enceinte de la Ccnvention, en vieux marathonien qu’il est du monde washingtonien. »
Le quotidien souligne que la majorité des militants démocrates ont beau juger Hillary Clinton « présidentiable », elle demeure une politicienne perçue de façon fort négative au sein de la population. « En novembre, son plus grand défi sera de faire en sorte que le mouvement qui s’est formé autour de monsieur Sanders se mobilise et prenne la peine d’aller voter », conclut Le Devoir.

Polémique autour du voyage de Dilma Rousseff à New York

La présidente brésilienne se rend aux Nations unies pour signer le traité sur le changement climatique. Mais elle compte aussi profiter de cette tribune pour dénoncer la procédure de destitution dont elle fait objet. Les instigateurs de l’impeachment crient à la « manœuvre politique ». Selon la Folha de São Paulo, Dilma Rousseff outrepasse ses compétences en utilisant l’ONU pour dénoncer ce qu’elle qualifie de « coup d’État ».

Un avis partagé également par certains juges de la Cour suprême, selon O Globo (la Cour suprême, c’est l’instance chargée d’enquêter sur la culpabilité de la présidente si le Sénat donne le feu vert pour la procédure de destitution).

Rationnement d’électricité au Venezuela

Le Parlement a adopté une loi qui raccourcit le délai pour organiser un référendum révocatoire contre le président Nicolas Maduro. Cette loi fait la Une de la presse pro et anti-chaviste. Ce texte a cependant peu de chance d’entrer en application, car il nécessite l’approbation du président Nicolas Maduro. En attendant, le gouvernement vénézuélien a annoncé hier un nouveau plan de rationnement de l’électricité.

Désormais, les habitants de l’intérieur du pays seront privés d’électricité 8 heures par jour, au lieu de 4 heures jusqu’à présent. C’est à lire dans El Nacional.
Tal Cual, de son côté, a choisi de mettre en Une un extrait vidéo de la séance parlementaire d’hier. On y voit un député de la MUD (donc de l’opposition) jeter un rouleau de papiers toilette sur les bancs des Chavistes. Une façon d’attirer l’attention sur la pénurie des produits de première nécessité au Venezuela, écrit Tal Cual.

rfi.fr

Get in Touch

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Get in Touch

0FansJ'aime
3,513SuiveursSuivre
20,100AbonnésS'abonner

Latest Posts

%d blogueurs aiment cette page :