700 milliards CFA par an : Contribution de la diaspora au développement du Sénégal

C’est un secret de polichinelle. Les émigrés sénégalais sont parmi les plus dynamiques d’Afrique. Sur le continent et de l’Europe aux Amériques, on les retrouve dans plusieurs secteurs d’activité. Et le pays natal en bénéficie largement.

Cet apport se révèle d’abord par les fameux « remesas », ces sommes d’argent massives expédiées depuis l’étranger. Ainsi, le pays de la Teranga reçoit annuellement autour de 700 milliards de FCFA. De l’argent qui sert à plusieurs fins, aide familiale ou investissements de toute sorte. D’un autre côté, il y a les ressources humaines qui sont une part assez décisive sur les avantages et contribuent au développement du pays.

Comme relevé dans un rapport de la Banque africaine de développement sur « Le rôle de la diaspora dans la construction de la nation », les avantages des transferts de fonds se vérifient à plusieurs niveaux. ‘’Bien des membres de la diaspora préfèrent investir dans leurs propres pays en se lançant dans de petites affaires, dans l’hypothèse qu’ils pourraient retourner chez eux un jour et avoir besoin d’une source de revenu local. De telles entreprises investissent dans l’achat de terres et d’actifs, le transfert de technologie et de compétences et des méthodes de gestion relativement modernes, et s’ouvrent parfois un marché régional grâce à la valeur ajoutée en matière de commerce transfrontalier.

Au niveau des ménages, indiquent les auteurs, ‘’on constate que les bénéficiaires des transferts de fonds ont un niveau d’éducation plus élevé, ont plus de chances de disposer d’un compte d’épargne sous une forme ou une autre et d’avoir plus d’économies que ceux qui ne recevaient pas de fonds de l’étranger. Ainsi, il ressort des résultats des recherches qu’une partie non négligeable de transferts de fonds vers l’Afrique sont épargnés ou investis. Enfin, ‘’il est prouvé qu’une augmentation de 10% des transferts de fonds officiels internationaux, en pourcentage du produit intérieur brut (PIB) entraîne une baisse de 2,9 % du niveau de pauvreté’’.

Léopold Nséké / senecoplus.com

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