L’interconnexion des réseaux électriques d’Afrique de l’Ouest : Le courant passe par Kaolack et Tanaff

Une politique régionale de l'énergie
Réseau électrique haute tension

L’interconnexion des réseaux électriques des pays de l’Afrique de l’Ouest sera bientôt une réalité grâce à un financement de 55,7 milliards de CFA de la Banque européenne d’investissement (BEI). Ainsi, le Sénégal, la Guinée Conakry, la Guinée Bissau et la Gambie vont partager et équilibrer leurs ressources en énergie électrique. Ce qui devrait les mettre à l’abris de certains délestages et donner un coup de fouet à leurs économies respectives.

Selon nos confrères d’actusen.com, cette opération est la première du genre entreprise par l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (OMVG). Elle permettra d’améliorer la fiabilité et la sécurité de l’approvisionnement en électricité de cette région. «C’est un financement-clef pour l’Afrique de l’Ouest. Nous voulons soutenir l’énergie propre, sûre et compétitive», a soutenu Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI.

Les ambassadeurs de la Guinée Conakry, de la Gambie et de la Guinée Bissau ont pris part à la signature de l’accord de financement à Dakar et ont respectivement salué cette initiative de la Banque européenne d’investissement.

Le ministre de l’économie, des finances et du plan du Sénégal, parlant spécifiquement de son pays, souligne que le financement de la BEI, qui s’élève à 20 millions d’euros, soit plus de 13 milliards de F Cfa, représente proportionnellement le coût de la dorsale sud sur le territoire sénégalais avec les deux postes de transformation haute tension et moyenne tension, respectivement à Kaolack et à Tanaff.

Selon Amadou Ba, «cet important financement concrétise la contribution attendue de la BEI à la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (PSE), qui a fait du secteur de l’énergie un des fondements de l’émergence».

Il ajoute que le Sénégal se donne ainsi les moyens d’améliorer la qualité et la fourniture de l’énergie à des coûts compétitifs ; l’objectif à terme étant de porter le taux d’accès à l’électricité de 57% en 2013 à 65% en 2019. Le ministre précise, par ailleurs, que les foyers bénéficiaires de ce projet sont principalement en zone rurale, où les taux de couverture restent encore très bas.

Il faut signaler que pour le Sénégal, la BEI avait déjà consacré 288 millions d’euros à des projets de développement économique et social. En Guinée, la Banque avait appuyé le secteur de l’énergie par un prêt de 60 millions d’euros, en décembre 2014.

La rédaction / actuprime.com

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