L’année 2020 laisse le souvenir de Pape Diouf et Pape Bouba Diop

L’année 2020 qui s’achève va laisser un souvenir plus que douloureux au monde sportif

avec les décès de deux icônes, le milieu de terrain international Pape Bouba Diop et l’agent de joueurs Pape Diouf, première personnalité noire président d’un club majeur dans les cinq meilleurs championnats dans le monde.

L’ancien milieu de terrain des Lions, de son côté, reste à ce jour le meilleur buteur du football sénégalais en phase finale de Coupe du monde avec trois réalisations, mais aussi et surtout le buteur contre la France (1-0).

Un but marqué en ouverture de la coupe du monde 2002 à Séoul (Corée du Sud), qui fait que Pape Bouba Diop restera à jamais dans le cœur et la mémoire de ses compatriotes.

Si on décès intervenu le 29 novembre dernier, après une longue maladie, n’a pas surpris les observateurs du sport national, il a secoué plus d’un, notamment les footballeurs de la Génération 2002 dont l’épopée fait partie des moments légendaires de l’histoire du football national.

On le savait malade mais on pensait que le natif de Rufisque allait s’en sortir, en véritable force de nature, très engagé quand il descendait sur l’aire de jeu, malgré sa réserve naturelle. Mais hélas !

De même s’attendait-on à de bonnes nouvelles dans le cas de Pape Diouf également, personnage atypique qui se définissait lui-même comme « une anomalie sympathique » dont le caractère trempé lui a permis de forcer les portes du football mondial.

Pape Diouf, le journaliste devenu un des meilleurs agents en Europe, s’en est allé à la stupéfaction générale, après avoir pris les marches menant au monde du football, lentement mais sûrement pour les gravir et devenir la première personnalité noire à se porter président d’un club majeur en Europe, l’Olympique de Marseille en l’occurrence.

L’OM est d’ailleurs le seul club français à inscrire son nom dans l’histoire de la Ligue des champions, une équipe que Pape Diouf a aidée à remonter la pente et à retrouver cette compétition après des années de traversée du désert.

Il a amené l’OM à s’inscrire à nouveau parmi les clubs viables financièrement et capables de rivaliser avec les meilleurs en France, alors que la gestion antérieure avait plombé la croissance et les finances du club phocéen.

Pape Diouf a tellement bien réussi à l’OM que quelques mois après son éviction, l’entraîneur qu’il avait choisi (Didier Deschamps) et l’effectif qu’il avait mis en place dans ses grandes largeurs, allaient devenir champion de France en 2010.

Pape Diouf, comme un symbole, est devenu le premier Sénégalais à décéder de la Covid-19, qui a fait désormais plus de 300 morts au Sénégal.

L’année 2020, outre Pape Diouf, a vu partir des icônes du sport national : les anciens arbitres Badara Mamaya Sène et Amadou François Guèye, l’ancien lutteur Balla Gaye 1, premier fondateur d’une école de lutte ainsi que le journaliste reporter d’images Demba Mballo.

Badara Mama Sène, ancien président de la Commission centrale des arbitres (CCA), est celui qui a transformé le Sénégal en un pays de grands arbitres et lancé une génération exceptionnelle qui continue de rayonner en Afrique et dans le monde.

En 1992, il est devenu d’ailleurs le premier arbitre sénégalais à siffler une finale de CAN, suivi en 2004 par Falla Ndoye en Tunisie puis Badara Diatta en 2012 au Gabon, lors de la finale Côte d’Ivoire-Zambie.

SD/MD/BK
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